Poker : Isabelle Mercier et ses conquêtes
Poker : Isabelle Mercier et ses conquêtes
L’hiver dernier à Montréal, Isabelle «No Mercy» Mercier organise une partie de poker amicale chez elle. Guy Laliberté, Patrick Bruel, Garou et Patrick Huard jouent avec elle jusqu’à 5h du matin. Isabelle joue comme une pro et gagne 10 000$. Elle le raconte dans son autobiographie.
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«Ça a coûté cher», nous confirme Patrick Huard, mercredi soir au lancement de Profession: bluffeuse. Huard n’avait joué que des tournois avant ce soir-là.
Le lancement a lieu à L’Étoile, le resto de Garou. C’est lui qui a écrit la préface. Garou se reconnaît en Isabelle: «La pression qu’elle vit, la pression du commanditaire Les tentations sont fortes dans nos métiers.»
Comme quand Isabelle a gagné 50 000 euros (75 000 $ CAN) à Amsterdam en 2002, et tout dépensé dans les magasins de Paris. Cela ne la gêne pas de parler d’argent. Ou de sexe.
«Le sexe et le poker ont toujours fait bon ménage. Il m’est arrivé de jouer avec un de mes partenaires pendant qu’on se touchait discrètement sous la table», écrit-elle.
25.000 amateurs de poker
Elle sait qu’elle va choquer. «Ce qui choque, c’est que ce soit un personnage féminin glamour, qui fait des conquêtes. Il y a 10 ans, je me serais fait mitrailler.» Elle se fait mitrailler par les flashs au lancement et Guy Laliberté passe l’embrasser.
Les deux dernières années de sa vie ont été surnaturelles. Le tour du monde, des conquêtes, des amitiés. Ses amis sont là mercredi: «Ce sont des gars cool. Au Québec, on est chanceux», dit-elle.
Au début de 2007, Isabelle a pris la résolution d’écrire un livre pour réaliser un rêve d’enfance et passer une message: «On a toujours le choix.» Son choix à elle a été de se lancer dans une carrière de joueuse professionnelle avec seulement 10 000$. (Ne faites pas ça, il en faut 10 fois plus.) Elle a tout perdu, comme cela arrive dans le domaine et a ressuscité. Aujourd’hui, elle est une des personnalités les plus connues du poker.
En 2006, elle atteignait une table finale des Séries mondiales (175 000$). Ses résultats en 2007 ont été moins bons. «J’ai mis toutes mes énergies dans mes projets. Pendant ce temps-là, le niveau de jeu n’arrête pas d’augmenter.»
Sa résolution de 2008 est de gagner des tournois. Mais il y a le Japon qui l’appelle et elle replonge bientôt dans le vide une nouvelle fois. «Je repars encore dans 30 mètres carrés à Monte-Carlo», dit-elle.
Il y aura le lancement de son livre à Paris, une traduction en anglais, un film, un tome 2. Marina, la coauteure, prenait des notes dans sa tête mercredi soir. Elle a suivi Isabelle à ses frais au Mexique, à Victoriaville, à Las Vegas… «Dans une salle de tournoi, tous les hommes la regardent. C’est une pression énorme, même si elle fait semblant de rien», dit Marina.
Profession: bluffeuse
Autobiographie d’Isabelle Mercier écrite en collaboration avec Marina Rozenman, préface de Garou
Flammarion Québec, 283 pages
Garou le flambeur, comme le surnomme Isabelle, est passé près de disputer un duel avec René Angélil, dans le tournoi où Angélil a gagné plus d’un million en décembre à Las Vegas. Garou avait une paire de rois en mains contre dame-7 quand il a été éliminé en huitième place. C’était son deuxième tournoi en carrière.
Guy Laliberté croit que son bluff de 300 000$ contre Doyle Brunson à High Stakes Poker a manqué de timing. Quand on lui demande s’il est prêt à faire une partie à un million de dollars à la même émission, il sourit.
Source : www.cyberpresse.ca


