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Poker en ligne aujourd’hui

Samedi, août 22nd, 2009

Malgré une volonté sans cesse réaffirmée, les Etats rencontrent toujours autant de difficultés pour contrôler les activités en ligne. Le récent projet de loi sur les jeux d’argent en donne une nouvelle illustration. Moins connue que le débat sur les droits d’auteurs et la loi Hadopi, la discussion sur le poker en ligne se révèle tout aussi intéressante.

Il est dix heures du matin, et il pleut sur Londres. Comme tous les jours, Servan Washington, 23 ans, se lève, déjeune, et s’assoit devant son écran LCD de 21 pouces. C’est l’heure à laquelle il commence à jouer au poker, comme tous les jours, puisqu’il en a fait son gagne-pain voilà un an.

Disposant d’un compte sur chacune des innombrables salles virtuelles téléchargeables gratuitement, il commence doucement sa journée en essayant de profiter des amateurs américains, qui jouent, comme tous les non professionnels, plutôt en soirée.

Poker en ligne
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Après une session de deux heures, le bilan est mauvais : sur les 4000$ qu’il vient d’engager, il ressort perdant, d’environ 500$. Mais il reste confiant : ce soir, il se refera sans doute sur d’autres tables, ou en réalisant une bonne performance dans un gros tournoi. De toutes façons, cette perte ne représente qu’une part infime des 200 000$, patiemment accumulés au fil du temps, dont il dispose aujourd’hui pour jouer.

Notre héros fictif est un modèle classique des joueurs attirés sur Internet par la victoire, aux championnats du monde de 2003, d’un amateur inconnu, Chris Moneymaker - dont le nom de famille n’est pas un pseudonyme - qualifié grâce à un tournoi en ligne pour 40$, alors que le prix d’entrée directe pour les championnats était de 10 000$. Le fabricant d’argent reçoit 2 5000 000$ pour son titre.

La gloire… et deux millions cinq cent mille dollars grâce un ticket d’entrée à quarante : le rêve pouvait commencer, et les businessmen l’exploiter.

Depuis ce triomphe inattendu, tous les poids lourds du monde des jeux ont compris qu’il était possible de gagner beaucoup plus d’argent dans le poker, si l’on entretenait le mythe pour attirer de nouveaux joueurs. Logiquement, les entreprises américaines sont les premières à lancer de nouveaux projets, accompagnés de campagnes de communication diaboliquement efficaces. C’est aux Etats-Unis que naît le circuit de tournois World Poker Tour, qui promet : « les meilleurs joueurs et les plus gros gains de l’histoire ». Evénements de prestige avec des stars hollywoodiennes, émissions courtes ne retenant que les moments les plus intenses du tournoi…et le tout présentée par une ex-Playmate ! Les recettes sont anciennes, elles fonctionnent.

Conçue pour être exploitée par la télévision, c’est en effet cette série de tournois qui lancera le mouvement en France, avec le renfort de Patrick Bruel, amateur plus qu’éclairé puisqu’il a remporté un tournoi important à Las Vegas en 1998.

Français comme américains, les animateurs du show le répètent à l’envi : non, le poker n’est pas une question de chance, mais de technique et de patience. En vous exerçant, vous pouvez vous aussi devenir le « moneymaker » des prochaines années, alors dépêchez-vous de vous connecter et de miser votre argent dans nos salles. Achetez aussi quelques livres et DVD pour parfaire votre technique. Il n’est pas question de pousser ici des cris d’orfraie : quelle que soit l’activité que l’on cherche à développer, il faut bien la vendre, qu’il s’agisse de poker ou de téléphones tactiles !

Mais le poker réveille des craintes autrement plus ancrées que la communication mobile. Le jeu d’argent est condamné par toutes les grandes religions. Il est contrôlé depuis toujours, très strictement, par la puissance publique. En France, ce sont les Renseignements généraux, excusez du peu, qui assurent la régulation du secteur, en examinant les demandes de licences des casinos, et en contrôlant leur gestion, ainsi que celle des cercles de jeux parisiens (il est interdit d’ouvrir un casino à Paris, mais un certain nombre de cercles ont été autorisés à poursuivre leur activité).

Le poker a connu une histoire bien agitée avant de devenir, aux yeux de ses défenseurs, une activité ludique comme une autre. Sans doute inspiré d’un jeu français, la poque, son expansion suit la vague de migrants vers l’Ouest américain. Toléré par des autorités locales encore balbutiante, le poker connaît le même sort que les autres jeux d’argent au milieu du XIXème siècle, lorsque de nombreuses villes du Sud, puis de l’Ouest, décideront d’interdire ces activités immorales sur leurs sols. Qu’à cela ne tienne : les bateaux à aube se transforment en casinos, et le Mississipi devient une gigantesque salle de jeux !

Dans l’Ouest américain, ou sur les fleuves de Louisiane, les joueurs fuient depuis toujours la réglementation. Les amateurs n’en ont cure, parce qu’ils recherchent leur plaisir (ou, ce qui est plus inquiétant, assouvissent un besoin, voire un manque). Les professionnels, eux, vivent du jeu. Notre ami Servan Washington peut se permettre de perdre de l’argent pendant un mois peut-être, mais au bout d’un certain temps, il devra réfléchir à changer d’occupation. Les amateurs jouent, les professionnels travaillent.

C’est là le nœud du problème, aujourd’hui comme il y a un siècle : seuls les joueurs professionnels pestent contre l’intervention de l’Etat. Mais sans eux, le jeu ne se développe pas : comment attirer l’attention des foules avec des parties entre amis où les plus gros gains se chiffrent en centaines de dollars, alors que des joueurs professionnels en gagnent ou en perdent quotidiennement des dizaines de milliers ? Et le jeu représente une activité économique qui dépasse les seuls échanges d’argent sur les tables. On pense bien sûr à Las Vegas, mais visitez Macau et vous verrez que l’on peut bâtir une ville autour des seuls jeux d’argent.

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Réguler discrètement, éviter les débordements, aider les personnes en difficultés : seul un équilibre extrêmement fragile permet de sauver les apparences tout en soutenant l’activité générée par les jeux d’argent. Equilibre qu’Internet a fait exploser.

En permettant à chacun de se connecter librement et de dépenser sans compter son argent dans les salles virtuelles, il a ouvert une bien dangereuse voie à ceux pour qui le jeu se révèle finalement une malédiction. La plupart des sites offrent une possibilité de bannissement volontaire, sur le modèle de ce que permet, en France, la brigade des jeux. Il est pourtant clair que, dans la solitude de sa connexion Internet, le joueur en ligne est bien moins incité à prendre conscience de sa déroute financière. Ne parlons pas de la dématérialisation des sommes dépensées…

Face à cette difficulté, deux positions : réguler ou interdire. Beaucoup d’Etats ont choisi le compromis. Ils donnent à certains sites une licence d’exploitation dans le pays, sous réserve d’engagements, notamment pour lutter contre l’utilisation par des mineurs et l’addiction au jeu. Et, également, en contrepartie du versement d’une taxe sur le montant des sommes jouées - c’est également de cette manière que se rémunèrent les casinos, et les sites de jeux : comme toujours, seule la banque ne perd jamais…

Sous d’autres cieux, notamment, comble du paradoxe, aux Etats-Unis, c’est la prohibition du jeu en ligne qui a été choisie. Votée en octobre 2006, l’Unlawful Internet Gambling Enforcement Act fait peser des contraintes considérables sur ceux qui souhaiteraient tenter leur chance en ligne. Une position qui pourrait changer sous l’administration Obama. Joueur régulier de poker, celui-ci avait laissé entendre qu’il ne partageait pas les objectifs de la loi. Et une étude réalisée par un cabinet de conseil chiffre à plusieurs milliards de dollars par an la perte d’activité liée à l’interdiction du poker en ligne.

La France se distinguait par la place occupée par la Française des Jeux, lobby puissant et écouté du fait notamment des revenus qu’il assure à l’Etat. Récemment, les positions ont pourtant évolué, dans le sens d’une ouverture raisonnée. Un projet de loi a ainsi été déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale en mars dernier, qui reprend l’équilibre existant dans la plupart des pays européens : sous réserve de l’obtention d’une licence française, les sociétés sont autorisées à proposer des jeux en ligne depuis la France et à réaliser les transactions financières nécessaires par l’intermédiaire de banques françaises. Les sommes engagées par les joueurs de poker sont taxées à hauteur de 1,8 % (contre plus de 5 % pour les paris hippiques en ligne).

Tout est donc réglé ? Oui, sauf que…

Sauf que le poker en ligne associe Internet et régulation des jeux, les deux pires ennemis d’un droit simple à écrire et simple à faire respecter. Un peu de calcul pour commencer. Les joueurs professionnels jouent beaucoup d’argent. Ils sont bénéficiaires parce que, sur le long terme, leur expérience leur permet de faire plus souvent les bons choix que d’autres. Et donc, ils gagnent un peu plus souvent qu’ils ne perdent.

Le problème est que le prélèvement de 1,8 % prévu par le projet de loi repose non pas sur les gains mais sur les sommes jouées dans leur globalité. Servan Washington a beau gagner 2000$ par mois en moyenne, il est obligé d’engager plusieurs fois cette somme tous les jours pour en retirer ses revenus, qui sont la différence entre les gains totaux et les pertes totales. En prélevant, sur chacune de ses mises, un montant de 1,8 %, la taxe ferait exploser les sommes qu’il verserait tous les mois à l’Etat. Et l’empêcherait de faire son métier.

Où est le problème, finalement ? Les professionnels ne vivent de toutes façons pas en France, pays qui a été particulièrement restrictif dans le domaine des jeux en ligne. Qu’ils restent à Londres ne devrait poser aucune difficulté. Là encore, ce n’est pas si simple.

D’abord, si la future loi ne permet pas de faire venir les joueurs professionnels en France, elle ne permettra pas de rendre attractives les licences françaises, et manquera donc son but, à savoir contribuer à un développement raisonné et encadré des jeux dans le pays.

Surtout, et c’est la particularité des activités en ligne, elle poussera à utiliser davantage les solutions de contournement qui existent aujourd’hui. Dès l’irruption du débat au sein des communautés de poker en ligne, les joueurs ont immédiatement réagi en faisant la liste des possibilités ouvertes pour jouer, et gagner, depuis la France, sans payer la taxe envisagée. Ces petites astuces sont nombreuses, principalement l’utilisation d’une connexion par proxy afin de masquer l’origine française de la connexion Internet. Des propositions qui rappellent furieusement les idées qui ont fleuri dans les blogs après le vote, favorable la seconde fois, de la loi Hadopi.

Gageons que cette situation sera résolue de manière simple et pragmatique. Il suffit de fixer une limite à la taxe (par exemple 20 euros par pot gagné ou perdu) pour que les joueurs professionnels puissent continuer leur activité. Assurés de ne pas payer plus de 20 euros par main jouée, ils peuvent facilement compenser cette somme lorsque le montant global de leurs gains et de leurs pertes dépasse le millier d’euros par jour. Il est également possible de créer une taxe reposant sur le revenu généré globalement par les jeux, comme au Royaume-Uni ou en Italie. Une autre idée, plus ambitieuse, serait de reconnaître le statut de joueur professionnel, et de taxer les revenus déclarés annuellement par ces derniers. Doux rêve, sans doute…

Quelle que soit son issue, ce débat, sans doute très spécialisé, donne une nouvelle illustration du problème juridique que pose Internet. Pour la première fois, une activité économique n’a besoin que de quelques secondes pour aller à plusieurs milliers de kilomètres (ou être déclarée comme telle, ce qui revient finalement au même) du territoire d’Etats qui aimeraient bien avoir leur mot à dire quant aux conditions dans lesquelles elle s’exerce. Il s’agit cette fois de poker, mais la question ne se posera-t-elle pas ailleurs demain ?

Source : www.slate.fr

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La Presse Quotidienne Régionale organise des Tournois de Poker

Mardi, juillet 7th, 2009

Pour rester visible pendant le traditionnel “coup de mou” estival, la presse quotidienne régionale surfe sur la mode du poker en organisant en juillet/août un énorme tournoi réservé à ses lecteurs, en partenariat avec les casinos Partouche.

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L’événement se déroulera en trois étapes. D’abord, une pré-sélection par l’intermédiaire de 25 tournois en ligne sur les sites des titres participants, entre le 26 juin et le 3 juillet prochain. Chaque tournoi qualifie deux joueurs pour une finale régionale limitée à dix participants. Les cinq finales régionales seront ensuite organisées dans les casinos Partouche de Forges-les Eaux, Pornic, Cannes, Royat et Arcachon entre les 11 et 25 juillet. La grande finale réunissant les dix meilleurs joueurs de ces finales régionales aura enfin lieu au Palm Beach casino de Cannes le 30 août.

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A gagner : une package PPT d’une valeur de 10 000 € et une voiture pour le vainqueur, et de nombreux lots pour les finalistes. Les quotidiens régionaux participants sont les suivants : La Voix du Nord, Le Courrier Picard, L’Union, Paris Normandie, L’est éclair, Le Télégramme, Ouest France, La Nouvelle République du Centre Ouest, Libération Champagne, La République du Centre, Sud Ouest, La Dépêche du Midi, L’indépendant, Le Midi Libre, La Charente Libre, Le Berry Républicain, Le Journal du Centre, La Montagne, Le Populaire du Centre, L’Yonne Républicaine, Nice Matin, Corse Matin, Var Matin, La Provence, La Marseillaise.

Source : www.tarifmedia.com

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Le Poker gagne

Lundi, juin 8th, 2009

On le remarque à peine parmi les 935 joueurs réunis fin avril dans la salle des Etoiles, au Monte-Carlo Bay. Pourtant, un Sébastien Chabal en claquettes, tous muscles dehors, ça a de l’allure. Mais il est comme Boris Becker, l’ex-tennisman, ou Kool Shen, le rappeur de NTM, eux aussi présents : il passerait presque inaperçu avec, devant lui, sa petite pile de jetons qui fond à vue d’oeil. Les joueurs n’ont qu’une obsession ici, gagner les 2 millions d’euros promis au vainqueur de cette épreuve finale de l’European Poker Tour (EPT).

Poker en ligne
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Le grand cirque du poker s’est arrêté à Paris du 13 au 17 mai, pour le Grand Prix organisé à l’Aviation Club de France. Là aussi, on aperçut des people plantés dans le décor, juste bons à être “plumés”. Jamais aucun d’eux ne parvient jusqu’aux places payées - les 80 premiers gagnent de l’argent, en général -, à part, exception de taille, Patrick Bruel, qui a amassé plus de 700 000 euros de gains en quelques années de compétition.

A Monaco, donc, on ne parle que d’argent. Logique. Déjà, il faut payer 10 000 euros pour participer à l’événement, à moins d’être gracieusement convié par le site Pokerstars, par exemple, qui sponsorise le circuit et invite quelques personnalités pour pimenter le show. On pourrait gloser sur les masseuses à forte poitrine qui viennent dénouer les muscles des joueurs, mais à vrai dire, tout cela est très sérieux. C’est ainsi, le poker est à la mode, et il brasse des sommes folles.

En 2010, le gouvernement français va autoriser les sites de jeux en ligne, en délivrant des licences gratuites contre un strict cahier des charges, et le poker devrait se tailler des parts de marché enviables. Les sites accessibles en France, environ 25 000, dont 20 % en langue française, tous référencés à l’étranger (Gibraltar, Londres, Malte), sont pour l’heure parfaitement opaques, mais connaissent des croissances exponentielles ; Bercy estime à 2 milliards d’euros par an le total des mises placées, dont 75 % pour le poker. En toute illégalité.

Sur le marché français, tous les acteurs sont sur le pied de guerre. Les sites, certes, mais aussi les casinos, qui vivent mal la crise. ” Aujourd’hui, on est des braves couillons, avec tous ces sites illégaux qui gagnent de l’argent, explique l’ex-député du RPR Georges Tranchant, patron du groupe Tranchant, 16 casinos en France. Pour 2010, on a un projet Internet déjà ficelé, on sera compétitifs sur le marché.”

Disposer d’ores et déjà d’une écurie de joueurs emblématiques, c’est l’assurance de toucher le passionné. Du coup, ces temps-ci, les sites s’arrachent à coups de milliers d’euros les stars du poker, tel Bertrand Grospellier, alias “Elky”, 28 ans. Le leader du circuit européen est sous contrat avec Pokerstars jusqu’en 2010. Comme Isabelle Mercier, une Québécoise sexy et futée. Lui est charismatique, blond peroxydé, le tee-shirt qui brille, et il joue aussi vite qu’il parle. A 100 à l’heure, agressif et mutique. Il a déjà accumulé plus de 4 millions d’euros de gains.

Ancienne gloire des jeux vidéo, il a connu les salles sud-coréennes surchauffées, où il était un demi-dieu, avant de succomber aux sirènes du poker. La gloire, donc, il connaît. Il s’agit de rentabiliser. “C’est pour cela que j’ai pris un manager, dit-il, je capitalise sur mon image. Cela va exploser en France, avec l’ouverture du marché Internet, donc, on essaie de démarcher de nouveaux sponsors.”

Chez Winamax, autre site de poker en ligne, basé à Londres mais francophone, on l’aurait volontiers débauché. Mais un “Elky”, cela vaut cher. Alors on joue la carte glamour et française, avec Alexia Portal, jeune et jolie comédienne, douée pour les cartes. Le contrat type d’un joueur de haut niveau est basique : on lui garantit plusieurs entrées dans les tournois par an, les déplacements, et en échange le compétiteur assure des prestations sur le site ou porte des vêtements siglés.

Avec “Elky”, on entre dans une autre dimension, celle du business. Les chiffres ne sont pas les mêmes. “On aimerait bien avoir “Elky”, chez nous, mais il vaut des millions”, regrette Michel Abecassis, consultant pour Winamax. Mais le site a une carte majeure dans sa poche : Patrick Bruel. L’acteur-chanteur a su précéder le succès du jeu. Il anime une émission de poker sur Canal+ et, avec Michel Abecassis, un site communautaire, Wampoker, filiale discrète de Winamax où l’on ne joue pas d’argent en vertu de la législation française.

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Patrick Bruel vient d’annoncer sa prise de participation dans le capital de Winamax, avec trois autres actionnaires, dont Marc Simoncini, le patron de Meetic. ” Nous voulons devenir le plus gros site français, Patrick nous apporte son image et sa connaissance du jeu, je suis celui qui va lever des fonds”, explique M. Simoncini. Qui se refuse à divulguer le chiffre d’affaires du site, fréquenté par 150 000 joueurs. Un gros budget marketing est déjà prévu. Il s’agit de communiquer vite et fort, dès que la licence française sera obtenue.

Aucun spécialiste ne se hasarde dans des prévisions chiffrées. Chacun sait simplement qu’il y a beaucoup d’argent à amasser. Les jeunes, en particulier, y sont très sensibles. “Plus de 80 % de nos joueurs ont moins de 25 ans, explique François Montmirel, cofondateur de l’Ecole française de poker (EFP). On leur apprend à gérer leur argent, à séparer les budgets. Il va y avoir un boom en 2010, avec la distribution des licences gratuites aux sites, d’où l’importance d’enseigner une pratique raisonnée. Ces sites font entre 50 % et 60 % de marge brute, ils n’auront aucun intérêt à ruiner les joueurs, leur but, c’est plutôt de les traire.”

Aujourd’hui, nul besoin d’avoir 18 ans pour jouer de l’argent, il suffit de décliner un âge fictif, et l’on est admis sur n’importe quel portail. On perd, puis on gagne, on vit dans l’illusion du gros coup, on se dit qu’on peut devenir rapidement professionnel. C’est faux. Le poker obéit aux probabilités, à la logique mathématique. Il faut jouer un nombre important de mains - parties - avant de comprendre les subtilités de la stratégie. “Pour un jeune qui débute, c’est comme si tu confiais une Ferrari à un gamin qui vient de passer son permis, il ira droit dans le mur”, dit Patrick Bruel, qui assure mettre en garde tous ceux qui regardent son émission.

Mais comment empêcher l’amateur en mal de sensations fortes de rêver ? Comment lui expliquer que le destin de Guillaume de La Gorce, comme celui de Tristan Clemençon, deux espoirs du poker français, est trop rare pour être promis à tous ? A Monte-Carlo, venu à ses frais, Tristan Clemençon, 19 ans, est reparti avec 20 000 euros. Déjà, Winamax lorgne sur ce jeune talent. “J’ai commencé à 17 ans sur le Net, raconte cet ancien étudiant en économie. Au début, cela inquiétait mes parents. Mais très vite, j’ai gagné de l’argent, 400 000 euros depuis le début de l’année.”

Sur Internet, on peut jouer toute la nuit, se brûler les yeux, oublier ses amis, ses ennuis, et accumuler de l’expérience. C’est comme cela que Guillaume de La Gorce, alias “Johny” sur Internet, s’est créé une réputation. Et un compte en banque. A 28 ans, cet ancien élève d’une école d’ingénieurs a déjà gagné plus de 1 million d’euros. “Ça ne représente rien, cet argent”, lâche-t-il froidement. Il vit à Londres, dans un appartement en colocation avec d’autres joueurs, écume les tournois, des Bahamas à Venise. Il rêvait de liberté, mais aussi, en bon élève doué pour les mathématiques, d’un jeu où il pourrait utiliser ses talents, “la concentration, la capacité d’analyse”. Il dit que l’on peut, au poker, “derrière le brouillard du hasard, discerner une logique mathématique”. Un bon joueur se juge sur le long terme, au-delà d’un simple tournoi. Lui recherche cette “progression linéaire”. Tout en dissuadant son plus jeune frère de s’adonner aux joies du poker sur Internet. “Parce qu’on peut y perdre son temps, et pas uniquement de l’argent”, admet-il.

Il ne devrait pas revenir s’installer en France. La future taxation de 2 % des mises envisagée par le gouvernement français lui semble un mauvais choix. “Nous, les gros joueurs, on demeurera dans l’illégalité, estime-t-il. En revanche, beaucoup de petits joueurs vont venir au poker.” Avec un risque non négligeable d’addiction. A l’hôpital Marmottan à Paris, on voit de plus en plus de joueurs de poker en ligne venir se faire désintoxiquer. ” Ces jeunes, des hommes pour la plupart, passent leur vie devant leur ordinateur, détaille le psychiatre Marc Valleur, responsable du centre. Certains d’entre eux ont même piqué la carte bancaire de leurs parents pour jouer. Quand ils viennent chez nous, ils sont déprimés. Il peut alors nous arriver de prescrire des antidépresseurs, ou de les hospitaliser chez nous. Nous sommes au début d’une vague, avec cette starisation des joueurs, et Patrick Bruel en locomotive…”

Peut-être faudrait-il, alors, s’inspirer de l’exemple de Kristof Mahen, un agent commercial de la SNCF âgé de 35 ans. Avec quelques amis, à Yerres (Essonne), il a monté un club où l’on joue tous les quinze jours, dans une vieille auberge. Il sait que le poker est un “miroir aux alouettes”, mais que ce n’est pas “un jeu de voyous”, que l’on peut ” aussi ne pas tout cramer dans une partie”. Dans son club, il y a des billets de banque partout, sur toutes les tables. Mais ils sont faux, fabriqués sur commande chez un imprimeur.

Source : www.lemonde.fr

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Antibes - Pourquoi le poker fait un tel carton

Dimanche, avril 19th, 2009

Le point commun entre Patrick Bruel, chanteur et acteur vedette, James Bond, agent secret britannique et Ludovic Piatek, ostéopathe antibois ? Le poker.

Poker en ligne
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Antibes n’a pas échappé au phénomène qui s’est emparé d’un public de plus en plus nombreux aujourd’hui. Le poker a gagné en visibilité et donc en popularité. Une ferveur qui se ressent aussi bien dans les deux casinos de la ville, la Siesta et l’Eden Beach Casino, qu’au sein de l’association Riviera Poker Club.

Poker, jeu de hasard ?

« Le poker n’est autorisé dans les casinos que depuis un an et demi mais on ressent un engouement tous les jours, que ce soit lors de nos tournois hebdomadaires ou sur les machines installées dans notre casino précise Alain Zampini, directeur de l’Eden Beach Casino.

Alors qu’est-ce qui donne au poker cette saveur si particulière ? Chacun y va de sa réponse. Pour Ludovic Piatek, tombé dans la marmite du poker il y a quatre ans, « c’est que tout ne repose pas forcément sur le hasard ». La chance, oui, il y en a. Elle nourrit l’adrénaline qui stimule chaque joueur. Mais c’est justement parce qu’elle n’est pas le seul moteur du jeu que de plus en de joueurs sont devenus « accros ».

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Impossible de donner un chiffre précis sur le nombre d’adeptes dans la ville. Mais le succès des tournois à la Siesta prouve qu’il n’est pas négligeable : « Au poker, le profil des joueurs est très hétéréroclite, témoigne la direction du casino La Siesta. Il y a les habitués, mais on s’aperçoit qu’une clientèle de plus en plus jeune vient garnir les tables. Ils se font souvent la main sur le Texas Hold’em électronique en semaine et ils tentent la bascule le week-end dans les phases éliminatoires du tournoi ».

Les mises de départ peuvent aller de 100 à 500 euros suivant les tournois et les casinos. Et seuls les casinos sont aujourd’hui autorisés à organiser des parties de poker mettant en jeu des sommes d’argent.

Pour attirer de nouveaux clients, ils multiplient les innovations. Ainsi, la Siesta (propriété du casinotier Joagroupe) accueille-t-elle depuis le début de l’année la première table de poker électronique. Le principe est le même que sur un tapis vert, sauf que là, les flambeurs misent sur un écran tactile (notre édition du 15 janvier).

Mais au-delà des casinos, le Hold’Em est d’abord un des grands cartons de la Toile (voir aussi l’interview de Patrick Partouche). Xavier, visiteur médical de 35 ans, avoue jouer en ligne jusqu’à deux heures par jour : « C’est presque une drogue, mais il faut trouver le juste milieu pour ne pas tomber dans la dépendance totale ».

Son Graal ? Rafler le jackpot. Et, même si c’est rare, ça fait rêver. Ainsi ce client qui, après avoir misé cinq euros au vidéo poker de la Siesta, est reparti avec 45 000 euros dans les poches. Comme quoi, au casino, le bénéficie aussi peut être royal.

Source : www.nicematin.com

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Paris Hilton se drogue au poker !

Mercredi, avril 15th, 2009

La mode à tout prix… Parmi les nombreuses célébrités internationales qui adorent soudainement le poker, Paris Hilton fait encore dans la démesure. Tout comme sa petite soeur, la jet-setteuse déjantée est accroc au Texas Hold’em. Passionnée mais pas experte puisque qu’elle a perdu énormément d’argent aux tables des casinos, cédant même sa voiture de luxe…

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Les “Hilton Sisters”. C’est le récent sobriquet donné à la paire de Dames au poker. Dans les casinos, on ne s’imaginait pas croiser les jeunes héritières du groupe d’hôtels de luxe autre part qu’en nightclub. Mais comme une pléiade de célébrités américaines, Paris et Nicky ont suivi la mode du Texas Hold’em. La plus jeune des deux jet-setteuses participait par exemple au dernier World Poker Tour Invitational, début mars. Ce tournoi annuel réunit joueurs professionnels et stars du cinéma, de la télé ou de la musique, comme les acteurs Don Cheadle et Ben Affleck.

“Je suis obsédée par le poker”

Paris Hilton n’était pas présente au Commerce Casino de Los Angeles, mais avait participé à l’édition précédente. La mondaine la plus médiatisée au monde est bien une accro du poker. Le 6 mars dernier, on a vu la grande blonde fêter son 28e anniversaire à Las Vegas avec ses amis et son nouveau petit copain, Doug Reinhardt, joueur de base-ball. La bande avait débuté les festivités autour d’une table de poker du Hard Rock Poker Lounge. C’était en privé bien sûr, même si des photographes avaient été invités pour immortaliser la partie.

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En fait, l’héroïne de The Simple Life, l’émission de téléréalité qui l’a révélée au grand public, a découvert le jeu de cartes en janvier 2006, lors du premier Jet Celebrity Poker Tournament, un rendez-vous caritatif. Au Mirage Hotel du strip, Paris, qui avait alors observé quelques parties de cash games en interlude de ses soirées californiennes délurées, a fait forte impression. Bien évidemment, l’héritière n’a pas gagné mais, chance du débutant oblige, a immédiatement cru qu’elle était née pour gagner des millions au poker.

Quand Paris perd sa voiture de luxe au poker…

Les soeurs Hilton ont alors consacré leur temps perdu en initiation (et perfectionnement ?) du Texas Hold’em. “Je suis obsédée par le poker ! C’est mon jeu préféré maintenant. J’ai beaucoup de chance quand je suis à Las Vegas. Je gagne toujours”, avait clamé Paris dans les colonnes du New York Post. Cette addiction a rapidement été modérée car, depuis, celle qui pousse également la chansonnette a mis en jeu et perdu sa Bentley, une voiture évaluée à près de 175 000 euros. Papa Richard et maman Kathy ont rapidement réagi face à la dépendance et la perte massive d’argent de leur fille ainée.

Interdite des salles de jeu du groupe familial, la diva des temps modernes a catégoriquement refusé de suivre un programme d’aide aux accros des jeux, selon The Sun. Mais l’histoire entre Paris Hilton et le poker n’est pas une simple amourette nocturne. Il y a peu, Doyle Brunson a lancé un défi aux Hilton Sisters. La légende du poker pourra leur certifier que le Texas Hold’em est une activité plus complexe que de défiler sur les podiums. En attendant, passer une nuit avec Paris reste donc vraiment très intéressant et enrichissant au poker

Source : www.lejdd.fr

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Poker et casinos - jouer vert !

Mercredi, avril 1st, 2009

Le poker, vous connaissez ? Oui, mais le poker écolo ? Les tapis verts – c’est le cas de le dire – se mettent au goût du jour et jouent la carte de l’écologie. Même les World Series Of Poker se sont prêté au jeu du développement durable !

Poker en ligne
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En effet, pour l’édition 2008 des WSOP, le groupe Harrah’s innove et plonge dans le monde du green. Des tables de poker 100% écologiques ont ainsi été commandées à EGM Green, société américaine spécialisée dans la manufacture d’équipements de casinos respectueux de l’environnement. Par ailleurs, EGM Green est la première société à concevoir et fabriquer des tables de casinos entièrement écolos.

Ces tables de poker sont confectionnées à partir de bois labellisé FSC provenant de forêts gérées durablement. Les peintures et vernis ne contiennent ni solvant, ni composés toxiques et la colle servant à assembler les différents éléments de ces tables de poker 100% écolos est formulée à base d’eau. Les heureux participants du WSOP 2008 ont donc eu l’occasion de tester ces tables écolos lors des 55 tournois du championnat international de poker.

Pour aller plus loin, sachez qu’il existe aussi des casinos écolos sur internet. En septembre 2007, le Casino Del Rio est devenu le premier casino écolo en ligne. Aujourd’hui, le vert n’est pas que la couleur de l’argent et il est possible de jouer tout en agissant pour l’environnement ! Le Casino Del Rio s’engage à planter un arbre pour chaque nouveau joueur inscrit, en association avec NGG (New Green Group), une organisation à but non lucratif.

Alors, amis écolos, réveillez le joueur qui sommeille en vous !

Source : www.greenzer.fr

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